A l'étrangeté habituelle de ses dessins - où sommes-nous ? Qui sont-ils ? Pourquoi ? - s'ajoute l'énigmatique titrage des œuvres : Gilles Aillaud, David Hockney, Karin Mamma Andersson, Tal R. etc ... Les noms d’artistes sont ici convoqués comme des indices que Frédéric Poincelet, dans ses œuvres, place dans une perspective plus générale du champ de la création. Après l'exposition intitulée S NS T TR (2016) qui insistait, par le choix de cette formulation établie en histoire de l'art, sur l’absence des titres de ses dessins, Frédéric Poincelet prend le contrepied de sa propre habitude et use des noms d'artistes pour nommer ses derniers dessins. Il ne s'agit pas d'y apporter un élément descriptif ni un commentaire, mais de « convoquer » ce qui l'habite. Fantômes sous-jacents, discrets, qui, dans les sujets traités par les artistes que Frédéric Poincelet regarde, le possèdent jusqu'à ressurgir dans ses propres dessins. Visuel : Détail d’une œuvre signée Frédéric Poincelet.
Frédéric Poincelet | Convocation

