Gaëlle Choisne questionne ici la possibilité de l’amour comme attitude et forme de résistance, créateur de liens et source d’actions profondément politiques. Dans Temple of Love, l’artiste considère le concept d’amour comme enjeu social, à la fois objet de rapports de force et moteur d’actes de courage et de transgression. A travers ses sculptures, bannières et un banquet d’huîtres sensuelles qui sont autant d’offrandes, elle invoque l’érotisme subversif de la déesse babylonienne Ishtar et les cigarettes de la figure du vaudou haïtien Erzulie Dantor. L’artiste mobilise le vocabulaire de l’architecture, des influences organiques, les enseignements de la permaculture et une abondance de matières textiles pour façonner un habitat commun. Gaëlle Choisne se réapproprie les attributs du temple comme du lieu d’exposition : lieu de congrégation, lieu de parole, lieu de refuge où le regard et le discours se créent et se partagent. Visuel : © Gaëlle Choisne.
Gaëlle Choisne | Temple of Love

