A l’occasion de son quinzième anniversaire, la galerie Guillaume choisit de présenter l’œuvre de Jean-Paul Agosti, qui a été l’un de ses premiers artistes. Le titre de l’exposition, Parc Mnémosyne, fait écho à ceux de ses œuvres qui sonnent comme ces formules d’enchantement qu’on appelait naguère des « charmes » : Parc de la Galaxie, Parc chasseur des huit merveilles, Jardin des ombres, Arbres-force… Jean-Paul Agosti invite le regardeur à appréhender le jardin comme représentation de tous les possibles et peut-être comme le symbole de cet interstice où la terre et le ciel, l’eau et la terre, tels un ciel organique, ne font plus qu’un. Ses œuvres composent une véritable arborescence et sont le fruit d’un travail à la fois photographique – fils du célèbre photographe Paul Facchetti, il a hérité de son père l’usage de la photographie et ponctue ainsi ses promenades de prises de vues -, scientifique et géométrique où, à force de variations d’échelle, de manipulations et de métamorphoses du cliché initial, il parvient à créer des vastes ensembles polychromiques où chaque forme a une place bien définie, à l’image d’une orchestration de couleurs qui serait aussi symphonique. Visuel : Arbre-Caducée N°2, Jean-Paul Agosti, 2017.
Jean-Paul Agosti | Parc, Mnemosyne

