Comme chaque année la galerie Orenda invite le public français à faire un voyage au cœur de l’art autochtone contemporain nord-américain. Celui-ci commence en Alaska, où les artistes Inuit, Sugpiag ou encore Tlingit, sont sculpteurs de masques et de bas-reliefs en bois. Aux côtés des grandes figures de ce renouveau artistique que sont Perry Eaton et Larry Ahvakana, sculpteurs de masques, on remarque les élégantes compositions graphiques en bois sculpté et peint de la jeune artiste Crystal Worl. A leurs côtés, représentant éminent de la créativité des artistes autochtones du Grand Nord, Preston Singletary, formé par des maîtres italiens, et dont le verre est le matériau de prédilection. Le voyage se poursuit plus au Sud, jusqu’au pays des Osage et des Cherokee. L’écologie et les matériaux issus de la nature sont toujours à l’honneur : sculptures en bronze montées sur du bois « trouvé » sont le support de celle que l’on commence à nommer la Giacometti amérindienne : Holly Wilson. Et, pour la première fois à Paris Yatika Fields, jeune artiste qui a commencé par du street art, expose ses compositions subtiles peintes sur de fines feuilles de bois, créées pour cette exposition. A l’Ouest, les terres des Kiowa et des Hopi., N. Scott Momaday, écrivain couronné par le Prix Pulitzer pour son roman La Maison de l’Aube, présente un saisissant portrait d’Indien tourmenté, peinture sur bois intitulée Origines. Les Kachinas d’artistes contemporains Hopi, Manuel Chavarria et Justin Lomatewama font planer sur l’exposition leurs esprits facétieux. Le voyage s’achève en Oklahoma, pays des Chickasaw. De ces plaines arides nous vient Brenda Kingery , dont les tableaux sont inspirés par le rythme et les couleurs des cérémonies traditionnelles. Visuel : de gauche à droite, pièces respectivement signées Perry Eaton et Brenda Kingery.
Origines | Exposition collective

