Victoria Palacios | Je veux qu’elles restent

Dans les peintures de Victoria Palacios, les personnages semblent attendre qu’un spectacle commence, ou peut-être qu’il s’achève. Pour sa première exposition personnelle à Paris, l’artiste réunit près de cinquante œuvres peuplées de créatures animales, de silhouettes fantomatiques, de clowns et de figures costumées. Entre coulisses et scène, les identités se brouillent, les corps se transforment et les histoires se croisent sans jamais se laisser entièrement saisir. Musicienne et performeuse, Victoria Palacios fait de la peinture un espace théâtral où les gestes se prolongent dans la matière. Elle gratte, recouvre, efface et reprend ses compositions, laissant apparaître les traces de leurs transformations. Débordant parfois la toile pour investir des couvertures de livres ou des tartines de pain, son univers oscille entre fête et inquiétude, humour et étrangeté. Un théâtre pictural dans lequel chaque regard semble appeler une nouvelle histoire. Texte de présentation de l’exposition : Marie Chappaz. Visuel> Victoria Palacios, Ni début, ni fin, juste le milieu, 2026, Acrylique sur toile,180 x 160 cm, (70 13/16 x 62 15/16 inches)