Andres Serrano | Torture

La Galerie Nathalie Obadia est très heureuse de présenter la série Torture, qui inaugure la première exposition d’Andres Serrano à la galerie de Paris, après Sacramentum: Sacred Shadows en 2012 et Cuba en 2014 à la galerie de Bruxelles. En parallèle, la Maison Européenne de la Photographie présente plusieurs séries emblématiques de l’artiste à l’occasion d’une exposition personnelle, quelques mois après une grande rétrospective que les Musées Royaux des Beaux Arts de Belgique lui ont consacrée en 2016. La démarche d’Andres Serrano présente une vision du monde tel que nous l’avons créé, nous alertant sur notre époque. Depuis plus de trente ans, il capture l’esprit de notre temps, les contradictions de notre société en y apportant un regard critique, parfois ironique, mais aussi indulgent. Pour cette exposition, il présente seize œuvres issues de la série Torture, un projet amorcé en 2005, qui fait suite à une commande du New York Times pour illustrer l’article « What We Don’t Talk About When We Talk About Torture » (Ce Dont Nous Ne Parlons Pas Quand Nous Parlons De La Torture). Rédigé par Joseph Lelyveld, ce texte revenait sur le scandale d’Abu Ghraib, une affaire durant laquelle des soldats américains furent accusés de violation des droits de l’homme avec, pour preuves accablantes, des photographies de prisonniers irakiens soumis à la torture. Ce n’est que dix ans plus tard, en 2015, que l’artiste est contacté par l’organisation a/political qui lui propose un partenariat pour poursuivre la réalisation de la série Torture. Ainsi, il parcourt quinze villes de neuf pays d’Europe, dont l’Angleterre, l’Irlande, la France, l’Autriche ou l’Allemagne, afin de nourrir ses recherches et ses prises de vues.