Le Parc Jean-Jacques Rousseau, situé à Ermenonville dans l’Oise, inaugure ce week-end le renouveau de sa programmation culturelle, dédiée à l’héritage artistique, philosophique et littéraire du lieu et confiée à sa nouvelle directrice Corinne Charpentier. Le Festival des Fabriques – dont le nom s’inspire des nombreuses constructions ornementales disséminées dans le parc – en est le premier temps fort, qui vise à promouvoir la création contemporaine. Arts visuels, performance, danse, musique et théâtre sont autant de disciplines qui seront mises à l’honneur le temps des trois prochains week-ends – les 25-26 mai, 31 mai-2 juin et 7-8 juin. Conçu au XVIIIe siècle par le marquis de Girardin comme un lieu de déambulation – du corps et de l’esprit – rendant hommage à toutes les formes d’art, mais aussi à la philosophie et aux réflexions philanthropiques, le parc abrite la sépulture de Jean-Jacques Rousseau. L’héritage laissé par le philosophe, le jardin et les idéaux qu’il véhicule, la nature, le paysage ou encore l’intériorité sont autant de thèmes dont la société et la scène artistique actuelles peuvent se faire l’écho. C’est bien ce qu’entend démontrer le festival au gré d’une promenade poétique et protéiforme à travers la création contemporaine. Renseignements au 03 44 10 45 75 et sur www.oise.fr
Tenu éloigné de toute culture populaire dans son enfance, Mat Collishaw n’a de cesse, en tant qu’artiste, d’explorer le monde des images et d’inciter, à travers son œuvre, à s’interroger sur leur message, leur portée et l’utilisation qui en est faite par les médias. Un questionnement au cœur de la rétrospective – la première proposée par une institution française – que lui consacre le château des Adhémar, à Montélimar dans la Drôme.
Enfant, Mat Collishaw observait depuis la fenêtre de sa chambre le mystérieux écran lumineux de ses voisins. La télévision, lui n’y avait pas droit. Né en 1966 à Nottingham, en Grande-Bretagne, il y a été élevé par des parents adeptes de la secte des Christadelphes, chez lesquels seule la lecture de la bible et la contemplation des images du Christ crucifié sont autorisées. Plus tard, engagé dans son cheminement d’artiste, cet univers d’images teintées...


