Le Parc Jean-Jacques Rousseau, situé à Ermenonville dans l’Oise, inaugure ce week-end le renouveau de sa programmation culturelle, dédiée à l’héritage artistique, philosophique et littéraire du lieu et confiée à sa nouvelle directrice Corinne Charpentier. Le Festival des Fabriques – dont le nom s’inspire des nombreuses constructions ornementales disséminées dans le parc – en est le premier temps fort, qui vise à promouvoir la création contemporaine. Arts visuels, performance, danse, musique et théâtre sont autant de disciplines qui seront mises à l’honneur le temps des trois prochains week-ends – les 25-26 mai, 31 mai-2 juin et 7-8 juin. Conçu au XVIIIe siècle par le marquis de Girardin comme un lieu de déambulation – du corps et de l’esprit – rendant hommage à toutes les formes d’art, mais aussi à la philosophie et aux réflexions philanthropiques, le parc abrite la sépulture de Jean-Jacques Rousseau. L’héritage laissé par le philosophe, le jardin et les idéaux qu’il véhicule, la nature, le paysage ou encore l’intériorité sont autant de thèmes dont la société et la scène artistique actuelles peuvent se faire l’écho. C’est bien ce qu’entend démontrer le festival au gré d’une promenade poétique et protéiforme à travers la création contemporaine. Renseignements au 03 44 10 45 75 et sur www.parc-rousseau.fr
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TODAY'S NEWS
Héritage
et contemporanéité à l’honneur du premier Festival des Fabriques
Le pari asiatique
d’Art Basel Art Basel inaugure, ce jeudi 23 mai, sa première édition chinoise à Hong Kong, aujourd'hui troisième place du marché de l’art mondial derrière New York et Londres. Venues des quatre coins du monde – et pour moitié d’Asie –, quelque 245 galeries et 3 000 artistes y sont représentés. Intitulée Discoveries, une section de la foire est plus particulièrement dédiée aux talents émergents. Une autre, Insight, rassemble des projets développés spécifiquement pour l’occasion par des artistes et des galeries asiatiques – au sens large puisqu’établies depuis la Turquie jusqu’à la Nouvelle-Zélande. Enfin, Encounters est le nom de la section consacrée à la scultpure et à l’installation monumentales d’artistes majeurs de la scène internationale de l’art contemporain. Quatre autres jeunes foires sont à découvrir en parallèle : la Link Artfair, la Bank Art Fair, la Hong Kong Contemporary et l’Asia Contemporary Art Show.
A Wattwiller, les Talents sont chez eux !
Pour sa deuxième édition, le concours international Talents contemporains – lancé en 2011 par la Fondation François Schneider et doté de 3000 000 euros – vient de récompenser sept jeunes artistes pour leur travail, dans six disciplines différentes, autour du thème imposé de l’eau : la Britannique Jessie Brennan (dessin), le Franco-Marocain Hicham Berrada (installation), l’Américaine Rahshia Linendoll-Sawyer (photographie), les Français Claire Chesnier (peinture) et Valère Costes (sculpture), la Libanaise Nour Awada (vidéo) et, élu Talent d’Eau 2012 à l’unanimité, le Français Mehdi Meddaci, pour son installation vidéo sonore intitulée Murs. Les prix ont été annoncés ce jeudi 16 mai, à l’occasion de l’inauguration, après six années de travaux, du centre d’art contemporain de la fondation, conçu par l’architecte Daniel Villotte dans l'ancienne usine d'embouteillage de l'eau des Grandes Sources de Wattwiller, en Alsace. Dédié lui aussi à la thématique de l’eau, cet espace ouvrira ses portes au public en septembre 2013, avec une exposition dédiée aux lauréats des Talents contemporains 2011. Créée en 2000, la Fondation François Schneider a pour objectif de « contribuer à l’éclosion de talents qui ne pourraient s’affirmer sans une aide ou un accompagnement ». Deux domaines distincts ont été choisis dans ce cadre : celui des jeunes lycéens en situation sociale difficile – dans l’Yonne et du Haut-Rhin, départements auxquels François Schneider est attaché par ses origines – et celui des artistes contemporains.
Nuit européenne
des musées, 9e ! Alors qu’à Villeneuve d’Ascq, près de Lille, le Lam a prévu d’inviter le public à appréhender ses collections d'art moderne, brut et contemporain en compagnie d'étudiants musiciens et de profiter en nocturne des dernières heures de l'exposition du Suédois Jockum Nordström, le musée des Arts décoratifs de Bordeaux, lui, se propose d’ouvrir le Bureau des Déclamations, pour une plongée dans un univers décalé et loufoque où règnent les slogans et autres rengaines. De Marseille à Brest en passant par Besançon, Reims et, bien sûr, Paris, les institutions culturelles de l’Hexagone vous ont concocté un programme de réjouissances des plus variés pour cette 9e édition de la Nuit européenne des musées qui aura lieu ce samedi 18 mai. Pour en savoir plus sur les centaines d'événements organisés à travers tout le territoire, cliquez ici !
Rencontrer l’animal
au Grand T à Nantes Vivre le théâtre autrement, voici l’ambition du nouveau rendez-vous du Grand T, scène conventionnée de Loire-Atlantique. L’épisode 1, intitulé Rencontrer l’animal, se déroulera du vendredi 17 au dimanche 19 mai, à Nantes. Pendant ces trois jours, le site sera complètement transformé par les interventions scénographiques de Pierre de Mecquenem, compagnie La Machine. Spectacles, lectures, vidéos, performances et conférences se succéderont dans les salles et le jardin du théâtre. Autant d’animations qui interrogeront la place de l’animal dans notre société. Notons l’exposition Trochés/Poézies de Ghyslain Bertholon, en partenariat avec le Domaine départemental de la Garenne-Lemot, et celle intitulée La Faune de l’Espace, réalisée avec l’Observatoire de l’Espace, fabrique culturelle du Centre national d’études spatiale. Cette dernière invite à découvrir les animaux qui ont contribué à comprendre et aussi à imaginer comment quitter la Terre. Vous y ferez la connaissance du rat Hector, premier spationaute français, expédié et revenu dans sa fusée-sonde en 1961 ! Un programme qui mêle connaissances scientifiques et imagination des artistes.
Reza lance le Festival international
de photographie pour la jeunesse En 2012, le photographe français d’origine iranienne Reza lançait, en partenariat avec l’ONG IDEA, Children’s Eyes On Earth, un concours de photographie s’adressant aux jeunes de moins de 17 ans. Ils furent des milliers, issus de plus de 90 pays, à envoyer des photos sur les thèmes imposés « J’aime la Nature » et « Je crains la Pollution ». Il s’agissait de la première étape d’un vaste projet destiné à faire prendre conscience aux enfants des enjeux sociétaux et environnementaux de notre planète à travers l’alphabet de l’image. Une centaine de jeunes talents répérés lors de ce concours seront exposés lors du premier Festival international de photographie pour la jeunesse, organisé du 12 au 14 mai 2013 à Bakou, en Azerbaïdjan. Une remise de trophées, des projections de films, un spectacle musical, des ateliers photos animés par Reza et des conférences sur l’éducation visuelle et l’environnement sont également au programme. « Les 100 photographies exposées au festival sont des poèmes visuels, estime Reza. Elles reflètent les pensées profondes des jeunes d’aujourd’hui et révèlent comment ils voient la beauté du monde et le danger que la pollution fait peser sur notre planète, la nature et l’humanité. J’espère que ce premier festival offrira aux enfants une plateforme mondiale pour nous montrer le monde à travers leurs yeux, et nous inspirer pour prendre des mesures. »
Une française nominée pour le Turner Prize
La vidéaste française Laure Prouvost, les plasticiens britanniques Tino Sehgal et David Shrigley et l’artiste ghanéenne installée à Londres Lynette Yiadom-Boakye sont les quatre créateurs en lice pour le Turner Prize 2013. En 29 ans d’existence du prix – organisé par la Tate Britain et récompensant un artiste de moins de 50 ans britannique ou vivant en Grande-Bretagne –, c’est la première fois qu’une femme noire (Yiadom-Boakye) est sélectionnée, ainsi qu’un artiste dont la production est parfaitement immatérielle (Sehgal). Les quatre finalistes exposeront leur travail à Ebrington, en Irlande du Nord – une première également –, à partir du 23 octobre. Le nom du ou de la lauréat(e) sera dévoilé le 2 décembre. Le vainqueur recevra 30 000 euros, les trois autres participants, 6 000 euros chacun. Plus d’infos.
Balade au jardin
Le sculpteur Robert Arnoux est, durant tout le mois de mai, l’invité du parc de Bagatelle, à Paris, où il a disséminé ses personnages poétiques et humanistes. Avec eux, il évoque la quête du bonheur, l’amour ou encore le vivre ensemble. Leurs silhouettes élancées, taillées dans un seul bloc, sont comme un miroir tendu au promeneur, invité à rejoindre la comédie humaine ainsi jouée en plein air. L'artiste précise avoir conçu cette exposition à la fois en hommage au photographe Edouard Boubat et en référence à l’ouvrage L’Homme Joie de Christian Bobin. Des visites guidées en présence de Robert Arnoux sont organisées tous les dimanches, sauf le 12 mai, jusqu'au 2 juin. Rendez-vous à l’entrée principale du parc, grille de Sèvres, à 15h30. Renseignements et inscriptions : c.brenne@orange.fr
Le renouveau
de la Fondation Taylor Nichée au cœur du IXe arrondissement de Paris, dans le quartier de la Nouvelle Athènes, la Fondation Taylor a rouvert récemment ses portes, à l'issue d'une année et demie de travaux qui ont vu la rénovation de quelque 250 m2 d’espaces d’exposition. Elle fut créée en 1844 par le philanthrope Belge Isidore Taylor, en vue de soutenir les artistes les plus démunis. Une action qui se poursuit aujourd'hui par l'attribution, notamment, d'une cinquantaine de prix dotés au total de 450 000 euros – réunis grâce à des fonds et dons privés. Géré par des artistes et des historiens d'art, le lieu offre également un programme soutenu d'expositions, conférences et concerts. Actuellement, et jusqu'au 11 mai, dix artistes contemporains rendent hommage au peintre et graveur Pierre Courtin, disparu en 2012. A partir du 23 mai, Pointe et Burin mettra à l'honneur les gravures de Nathalie Graal. Renseignements.
Bataille d'antivirus
en terre d'Islande La démarche artistique d'Olga Kisseleva se rapproche de celle d'un scientifique. Adressant des questions d'ordre social, elle formule des hypothèses, mène des expériences et propose différentes solutions ; le tout en s'appuyant tant sur les mathématiques que sur la génétique, la géophysique, la politique ou encore les sciences sociales. Le 2 mai prochain, l'artiste d'origine russe – installée à Paris – présentera une performance dans la capitale islandaise. Intitulée Power Struggle, celle-ci met en scène, en temps réel, une bataille entre trois logiciels antivirus, telle une parodie de l'esprit de compétition qui règne un peu partout dans notre existence. Commentée par un comédien, tour à tour sur le ton d'un match de football, d'une altercation familiale ou encore d'une joute politique, elle vient démontrer combien sont finalement similaires ces formes d'opposition. LornaLab – un forum dédié à l'usage de la technologie dans la création, qui rassemble pêle-mêle des designers industriels, des théoriciens de l'art et de la musique, des informaticiens, des chercheurs en intelligence artificielle et des plasticiens explorant les nouveaux médias – et le Living Art Museum – une institution islandaise réputée pour sa promotion des arts visuels – sont les hôtes de cet événement éphémère. |
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