Le plasticien et musicien américain Mike Kelley est mort, mardi 31 janvier, à Pasadena (en Califormie). Les premières informations laissaient penser à un suicide. A 57 ans, Mike Kelley était une figure essentielle de la scène de l'art contemporain californienne. « Los Angeles ne serait pas devenue un foyer international de l'art contemporain sans Mike Kelley », a notamment affirmé Paul Schimmel, conservateur du Moca, le musée d'art contemporain de la ville, dans les colonnes du Los Angeles Times. « Il a créé une nouvelle identité pour toute une génération. » S'inspirant autant de la philosophie que de thèmes inhérents à nos sociétés de consommation, sa démarche artistique, complexe et essentiellement constituée de vidéos et d'installations, fut souvent incomprise, voire mise à mal. Sa mort brutale survient à quelques mois de sa rétrospective qui doit marquer la réouverture du Stedelijk Museum d'Amsterdam.
| ArtsHebdoMedias | | |
|
||||||||||||||||||||||||||||||||
|
TODAY'S NEWS
Disparition du Californien Mike Kelley
Paliss’Art 2012 :
appel à candidature Le concours Paliss’Art a été créé il y a huit ans en vue de mettre à l’honneur la jeune création contemporaine. Chaque année en juin, il invite, à l'issue d'une première sélection sur dossier – à renvoyer avant le 5 mars –, dix artistes à venir peindre, en plein air et durant une journée entière, sur d'immenses châssis de cinq mètres carrés et selon un thème imposé. En 2012, il s'agira du « secret », qu'il soit médical, défense, d'état ou de polichinelle (etc.) ! Ce concours de peinture se déroule chaque année à La Guéroulde (dans l'Eure) sur le site de La Source, lieu d’art contemporain né de la rencontre entre l'artiste Gérard Garouste et des éducateurs de la région. Il se tient dans le cadre d'un événement plus large : la Fête de la peinture, organisée cette année le premier week-end de juin et proposant quelque 170 rendez-vous culturels sur l'ensemble du département. Invité d’honneur de cette édition 2012 : l’art numérique.
Jean-Claude Denis
consacré par ses pairs à Angoulême Le dessinateur et scénariste français Jean-Claude Denis a reçu, dimanche 29 janvier, le Grand Prix de la Ville d'Angoulême, décerné à l'occasion du 39e Festival international de la bande dessinée. Le prix vient récompenser l'ensemble de son œuvre, débutée dans les années 1970 dans la publicité et l'illustration avant de s'épanouir dans la BD pour enfants et pour adultes. Les aventures de Rup Bonchemin (Casterman) et Luc Leroi (Futuropolis, puis Casterman) sont parmi les séries qui l'ont fait connaître. Son travail le plus récent s'intitule Tous à Matha (Futuropolis) et prend la forme d'un diptyque inspiré de ses souvenirs d'enfance. Comme le veut la tradition, Jean-Claude Denis présidera la prochaine édition du festival d'Angoulême. Cette année, le maître de cérémonie était l'Américain Art Spiegelman, récipiendaire en 1992 du seul prix Pulitzer jamais attribué à une BD – Maus –. Sous sa houlette, le jury a attribué une douzaine d'autres prix, parmi lesquels le Fauve d'Or remis à Guy Delisle pour ses Chroniques de Jérusalem (Delcourt).
Une installation vidéo monumentale
à la Saatchi Gallery L'installation Hello World! Or: How I Learned to Stop Listening and Love the Noise, de l'artiste et scientifique américain Christopher Baker, est présentée pour la première fois à Londres, depuis le 3 janvier dernier, dans l'une des principales salles de projection de la Saatchi Gallery. L'œuvre est composée de 5 000 vidéos provenant de diverses sources – parmi lesquelles YouTube –, montrant des inconnus discourant sur divers sujets et s'adressant, de chez eux, à un public imaginaire. Christopher Baker montre ainsi comment l'intimité peut entrer dans le domaine public par le biais d'une diffusion à travers un média de communication de masse tel Internet. Il livre par ailleurs une réflexion sur l'état actuel des moyens de communication démocratiques et participatifs ainsi que sur le désir humain d'être écouté.
India Art Fair :
quatrième ! Petit Poucet ambitieux de la grande famille des foires internationales d'art contemporain, le salon India Art Summit, rebaptisé India Art Fair, ouvre demain ses portes au Parc des expositions NSIC de New Delhi. Près de 100 galeries – majoritairement indiennes et asiatiques – originaires d'une vingtaine de pays participent à cette 4e édition. Côté français, les galeries Baudoin Lebon (Paris), Hervé Perdriolle (Paris) et Béatrice Binoche (Saint-Denis) ont fait le déplacement. Diverses conférences, expositions et autres manifestations culturelles auront lieu en parallèle à travers la capitale indienne. L'édition 2011 avait attiré 128 000 visiteurs et 84 galeries. L'événement battra son plein jusqu'à dimanche.
Anri Sala, héraut
de la France à Venise en 2013 L'Institut français a annoncé cette semaine qu'Anri Sala – qui succède ainsi à Christian Boltanski – représenterait l'Hexagone lors de la prochaine Biennale de Venise, en 2013. Né en 1974 à Tirana, en Albanie, l'artiste, vidéaste – la musique jouant aussi un rôle important –, est arrivé en 1996 à Paris pour entrer à l’Ecole Nationale des Arts Décoratifs avant de rejoindre Le Fresnoy, à Tourcoing, entre 1998 et 2000. Il vit aujourd'hui essentiellement à Berlin. Le Centre Pompidou lui consacrera sa première grande rétrospective en mai prochain.
Icônes en trompe-l'œil
à Senlis Plus que 10 jours pour aller découvrir l'exposition Icônes, présentée par la Fondation Francès à Senlis, et dont l'invitée d'honneur est la photographe Alison Jackson. Avec force insolence et tout autant d'humour, l'artiste britannique trompe et manipule le spectateur – lui montrant des scènes fictives et impliquant souvent des personnalités célèbres –, joue avec son esprit critique, tout en l'amenant à prendre conscience des limites du « tout image » qui caractérise notre société actuelle. Ses œuvres sont ici mises en résonance avec celles d’autres artistes de la collection Francès : David LaChapelle, Martin Le Chevallier et Eugenio Merino. Contact.
London Art Fair :
Que la foire commence ! Plus de 100 galeries sont attendues sur les stands de la foire d'art contemporain de Londres, qui se tient jusqu'à dimanche 22 janvier dans le vaste hall d'exposition du Business Design Centre. Dans le cadre de la manifestation qui ouvre demain ses portes au public, un espace dénommé « Art Projects » est plus spécifiquement dédié à la scène contemporaine émergente. Lancée en 2005, l'initiative permet d'appréhender une grande diversité de travaux et de démarches au travers d'expositions individuelles ou collectives. Une autre section, « Photo 50 », propose quant à elle de découvrir douze photographes contemporains regroupés au sein d'une exposition intitulée The New Alchemists : Contemporary Photographers Transcending the Print (Les nouveaux alchimistes : l'épreuve papier transcendée par les photographes contemporains). Renseignements.
Conférence au Collège des Bernardins : L'art s'enseigne-t-il ?
Dans le cadre de son cycle de conférences, le Collège des Bernardins propose une table ronde, mardi 17 janvier, autour du thème de l'enseignement de l'art. Auparavant, note l'institution, celui-ci était lié à un métier ou une discipline particulière : peintre, maître verrier, graveur, travail du bois, des métaux (etc.). Mais ce que les artistes transmettent aujourd'hui dans les écoles, c’est l’art lui-même, tel qu’ils le portent dans leurs créations personnelles. Peut-on alors toujours parler d’apprentissage ? L’éducation des étudiants à la découverte de leur propre singularité n’est-elle pas plus appropriée ? Ces questions, entre autres, seront abordées par Renaud Auguste-Dormeuil, artiste et professeur d’art plastique, Anthony Girard, compositeur, et Bernard Marcadé, historien d'art et pédagogue. Tarif plein : 5 euros ; tarif réduit : 3 euros. Plus d'informations au 01 53 10 74 44.
Damien Hirst à l'honneur
des cimaises des galeries Gagosian Les onze galeries Gagosian réparties à travers le monde inaugurent aujourd'hui une exposition commune intitulée Damien Hirst : The complete spot paintings 1986-2011. C’est la première fois que Gagosian ouvre l'espace de l'ensemble de ses galeries – installées à New York, Londres, Paris, Los Angeles, Rome, Athènes, Genève et Hong Kong – à un seul et même artiste et l'une de ses conceptions plastiques particulières : les Spot Paintings, des toiles recouvertes de pastilles colorées de plus ou moins grand format. La manifestation multiple réunit quelque 300 œuvres, issues de 200 prêts en provenance d’institutions publiques, de collections privées et de Damien Hirst lui-même. L'exposition dure jusqu'au 18 février et sera ensuite présentée à la Tate Modern de Londres du 4 avril au 9 septembre. Renseignements. |
|||||||||||||||||||||||||||||||
| Site réalisé avec Drupal 2011 © ArtsHebdo I médias - CGU & Mentions légales |


Poster un nouveau commentaire