L’Université des arts de Berlin est la seule au monde à rassembler en un même lieu toutes les disciplines et sciences des arts. Comme chaque fin d’année d’étude, les étudiants et professeurs ouvriront bientôt les ateliers, studios et salles de répétition des quatre facultés – beaux-arts, design, musique et arts du spectacle – au public, dans le cadre du Rundgang (Le Tour) qui se déroulera le week-end du 12 au 14 juillet. Durant toute la saison estivale, des concerts, conférences, expositions et autres manifestations culturelles seront par ailleurs proposés en parallèle au programme de cours – artistiques et d’ordre entrepreneurial – dispensés dans le cadre de l’université d’été. Ceux-ci se tiennent en anglais du 15 juillet au 13 octobre. Ils s’adressent aux professionnels du secteur créatif et culturel du monde entier, ainsi qu’aux jeunes diplômés et étudiants de cycles supérieurs. Renseignements et inscription au lien suivant : www.udk-berlin.de
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TODAY'S NEWS
Portes ouvertes et cours estivaux à Berlin
Art Basel : la reine
des classiques fête ses 44 printemps Coup d’envoi aujourd’hui de la célèbre Art Basel, qui accueille, pour sa 44e édition plus de 300 galeries venues de quelque 39 pays et réunies sous le toit du Messezentrum de Bâle, en Suisse. Plusieurs « secteurs » sont à arpenter en sus de l’espace d’exposition principal de la foire : Unlimited est dédié aux œuvres monumentales – parmi elles, In Silence, la magnifique installation de Chiharu Shiota bâtie autour d’un piano calciné – ; Feature présente une série de projets spécifiquement conçus pour l’occasion ; Statements met à l’honneur les jeunes galeries et artistes émergents sur le marché de l’art contemporain. Enfin, Parcours se déploie, comme son nom l’indique, au fil d’une balade dans un quartier de la ville – Kingenthal – parsemé de propositions en résonnance avec le lieu hôte ; nombre de sites habituellement fermés au public (une ancienne imprimerie, des ateliers d'artistes, etc.) sont accessibles pendant les quatre jours que dure la manifestation. Catalogue en ligne.
Poursuivre l’œuvre
d’On Kawara à Bruxelles One Million Years est une œuvre initiée en 1969 par le plasticien japonais On Kawara. Illustrant le passage et la marque du temps, elle est composée de 20 livres compilés en deux volumes regroupant chacun un million d’années : Past est dédié à « tous ceux qui ont vécu et sont morts » et va de 998 031 ans avant notre ère à 1969 ; Future est destiné « au dernier » et court de 1981 à l’an 1 001 980. Du 26 juin au 14 juillet, le palais des Beaux-Arts de Bruxelles vous invite à participer à l’une des lectures publiques – la première en Belgique – de One Million Years, lors desquelles un homme et une femme lisent ensemble, en anglais, les dates figurant dans Past et Future ; à chaque nouvelle lecture – les sessions ont débuté en 1993 à New York –, l’ordre numérique est repris à partir de la dernière date de la session précédente, jusqu’à ce que toutes les années soient lues. Attention, il ne reste que quelques places ! Renseignements par mail à onemillionyears@bozar.be
Virginia Chihota lauréate du prix Canson
Le prix Canson 2013 a été décerné cette semaine, par un jury présidé par Yan Pei-Ming, à la Zimbabwéenne Virginia Chihota, actuellement installée à Tripoli, en Libye. La jeune femme succède au Français Fabien Mérelle, récompensé en 2010, et au Néerlandais Ronald Cornelissen, lauréat en 2011. Utilisant aussi bien la gravure que la peinture, l'impression ou la sérigraphie, Virginia Chihota dit s’astreindre dans la création de ses dessins à une discipline très stricte. Invitée il y a deux ans à la Biennale de Lyon, elle y avait été remarquée pour sa série Fruit of the Dark Womb, ensemble de dessins mettant en scène, dans différentes situations dramatiques, une poupée habituellement utilisée pour évoquer la fertilité dans les rites animistes de son pays d'origine. Ses travaux, ainsi que ceux des quatre autres finalistes sont à découvrir jusqu’au 16 juin au Petit Palais, musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris. Entrée libre de 10 h à 18 h.
Le toit du Quai Branly
se pare d'une œuvre d’art aborigène Une installation monumentale et pérenne de l’artiste aborigène Lena Nyadby doit être inaugurée ce jeudi 6 juin au théâtre Claude Lévi-Strauss du musée du quai Branly. Concept original et inédit, elle ne sera pas visible depuis le musée, mais par les millions de visiteurs qui gravissent chaque année la tour Eiffel, comme par les utilisateurs de Google Earth ! Réalisée grâce à 172 pochoirs de 3 m sur 1,5 m, Dayiwul Lirlmin (Ecailles de barramundi) couvre les 700 m² de la terrasse de la médiathèque ; elle est la reproduction d’un détail d’un tableau éponyme de Lena Nyadbi. Cette œuvre complète la commande publique, à laquelle a participé l’artiste octogénaire, des plafonds peints du bâtiment Université du musée du quai Branly, qui représente la plus importante installation permanente d’art aborigène contemporain en dehors de l’Australie. Lena Nyadbi fait partie du peuple Gija, installé dans la région de Kimberley, en Australie occidentale. Le thème du Dayiwul Lirlmim Ngarrangarni – littéralement Rêve des écailles du barramundi – est lié à ce territoire ancestral, sur lequel se trouve la plus grande mine de diamants du monde. Il évoque le mythe de trois femmes qui tentèrent en vain d’attraper le barramundi Dayiwul à l’aide d’une nasse végétale. Lors de la poursuite, des écailles s’éparpillèrent sur le sol à l’emplacement actuel de la mine. Lena Nyadbi a souvent souligné la ressemblance des écailles et des diamants.
Jour J pour les D’ Days !
Fondée en 2000 par un petit groupe de professionnels – ils sont aujourd’hui 26 – dans l’objectif de mieux faire connaître le design au grand public, l’association Designer’s Days propose, chaque année en juin, un parcours rythmé par des dizaines d’expositions, installations et conférences organisées dans une centaine de lieux à Paris et à Pantin en collaboration avec de grands noms du design contemporain – parmi eux, Philippe Starck, matali crasset ou encore les frères Campana. L’édition 2013 des D’Days s’ouvre aujourd’hui et se tient jusqu’à dimanche ; elle a pour thème « Et demain… » et entend insister sur la dimension de progrès, d’innovation et d’évolution en proposant des idées pour vivre mieux ensemble. Plus d’informations.
L’hospitalité
à la francilienne Pas moins de 31 lieux – dont le Frac, des centres et écoles d’arts, des musées et des collectifs d’artistes –, répartis dans toute la région Ile-de-France participent actuellement, et jusqu’au 7 juillet à Hospitalités, une manifestation multiple et singulière, organisée tous les deux ans depuis 2007 par l’association Tram, Réseau art contemporain Paris Ile-de-France. Pour cette quatrième édition, sept « archipels » – associant quatre ou cinq lieux – ont été imaginés dans le cadre d’une programmation spécifique, se déroulant sur une journée ou le temps d’un week-end et articulée autour des thèmes du déplacement, du territoire et du réseau. Lors de chacune des sept séquences, un « narrateur » accompagne le public pour élaborer, à la manière d’une « voix off », un récit de l’expérience partagée au fil de la progression du groupe, laquelle, dans sa durée, son espace et ses modalités fait fera partie intégrante du projet. Inscription gratuite, mais obligatoire car les places sont limitées, par email : taxitram@tram-idf.fr
Appel à candidature pour le prix photo Marc Ladreit de Lacharrière
Créé en 2007 par l’Académie des Beaux-Arts, le prix de photographie Marc Ladreit de Lacharrière – du nom de l’homme d’affaires, et membre de l’Académie, qui finance la récompense – a pour vocation de permettre à des photographes confirmés, français ou travaillant en France, de réaliser un projet significatif de leur choix, puis de le faire connaître au public. Ce projet doit être réalisé dans l’année suivant l’attribution du prix. Doté d’un montant de 15 000 euros, il est par la suite restitué sous la forme d’une exposition au palais de l’Institut de France ; le sujet et le mode de traitement sont libres. Entre 2007 et 2012, les photographes récompensés sont été respectivement Malik Nejmi, Jean-François Spricigo, Thibaut Cuisset, Marion Poussier, Françoise Huguier et Katharine Cooper. L’appel à candidature pour la 7e édition du prix est ouvert jusqu’au 21 juin. Le règlement et le dossier d’inscription sont consultables et téléchargeables sur le site de l’Académie des Beaux-Arts.
Nature et résilience
à Neuilly-sur-Seine Symbole de la vie et compagnon fidèle de l’homme à travers les âges, l’arbre est au cœur d’une riche et dense exposition proposée jusqu’au 30 juin au théâtre des Sablons, à Neuilly-sur-Seine aux portes de Paris. L’Arbre qui ne meurt jamais réunit une quarantaine d’artistes internationaux – parmi lesquels Tadashi Kawamata, Brigitte Olivier, Giuseppe Penone, Jaume Plensa, Eric Samakh ou encore Barthélémy Toguo – et offre au regard une cinquantaine d’œuvres dont quatre productions spécifiques autour de la question de la représentation de l’arbre dans la création contemporaine. Peinture, gravure, sculpture, photographie, vidéo et installation sont ici représentées pour illustrer la permanence de l’arbre au sein de la représentation artistique et le répertoire infini de formes, signes, symboles et récits qu’il constitue. L’exposition s’articule en trois temps, à l’image du cycle de la vie : Arborum, qui s’appuie sur l’idée de la naissance d’un paysage, Metamorphosis ou « L’Homme-Arbre », conçu pour tenter d’établir un parallèle entre la vie de l’arbre et celle de l’homme, et Résilience, qui ouvre une porte sur les relations harmonieuses ou conflictuelles, mais toujours privilégiées, entretenues entre l’homme, la nature et l’urbanité. Plus d’informations.
Photomed :
la Méditerranée à cœur Quelque 22 expositions, des ateliers, des lectures de portfolios et des installations sont au programme de la 3e édition de Photomed, qui se tient jusqu’au 16 juin dans le Var, simultanément à Sanary-sur-Mer, Bandol, sur l'ile de Bendor et à l'Hôtel des arts de Toulon. Dédié au monde méditerranéen et aux visions multiples qu’en livrent des photographes de tous horizons, le festival est l’occasion de rendre hommage à de grands noms de la discipline comme de découvrir de nouveaux talents ; parmi eux, la jeune garde libanaise, grecque et slovène. A noter le retour du photographe et cinéaste marocain Daoud Aoulad-Syad, plébiscité par le public en 2012, qui présente un travail inédit – fruit d’une commande spécifique de la part de Photomed – sur les vignerons de la région de Bandol. Tout le programme. |
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